4.6.08

Incantation : Sacrifice

Que la nuit de la plaine
de la mer m’amène
Que la terre du ciel

s’élève au grand jour

Je sens l’aube

dorée, orangée

rosée de lumière vaporeuse

Que l’eau de tes mains

coule à flot

ma sirène

écailles turquoise

reflétant le ciel bleu

Que les flammes

sans cesse

brûlent ton squelette infâme

Dans l’enfer du matin

levé de soleil

Que l’esprit de la rose

aussi verte que l’âme

brille au sein de la mère

tendresse pure émerveille

Que le vent se soulève

traîne la poussière

et brouille les nuages

Doux réconfort

Que le jour de l’été

sonne enfin la tempête

au-delà des montagnes

bruissant feuillage argenté

Glissante pierre de marbre

Je marche nu-pieds

racines, épines

coulez mon sang
de ce sacrifice

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