13.5.08

Lente mélodie

La musique, de tes doigts
s’envole

Douces, lentes notes

de satin

Je peux voir au loin

la rivière

Diamant d’argent

qui coule dans son lit

lit de poussière

de ramure, de fourrure

lune d’étain qui éclaire

la nuit

De tes doigts jolis

s’envole la musique

J’entends le son du vent

le son des fleurs

le son du noir, soir

la forêt de ton cœur

qui jaillit en ce moment

les feuilles qui planent

au gré du vent

Doux, longue est leur chute

gracieuse comme tes mains

Diaphanes, et sans fins

cordes pincées, musique hébétée

la nuit tombe, les étoiles

scintillent

glorieuses lumières

De ton chant de gloire

chante, chante

Jusqu’au matin

et fait vivre les arbres

que leur esprit s’élève

comme tes notes dorées

planent aux cieux célèbres

funeste marche

funeste mélodie

arbres longs, épars

ainsi tes doigts éburnéen

tendres et rapides

qui effleurent la harpe

comme on effleure le corps

vibre la musique

dans mon âme

de ma vie, vie

mort, douce et précieuse

lent, plus lente

étire les sons

Je sens bientôt l’heure

tu n’auras plus à jouer

éternelle

gratte, tire, pince

toujours, douce

mélodie

que mon cœur, réjouit

entend par mes oreilles

notes de vapeur

s’égraine de tes doigts

de soie

lentement, je sombre

la nuit m’attire

me ronge

que la lune brille pour moi

chante pour les étoiles

appelle la lumière

Je m’envole vers elle

ainsi ta lente mélodie

joue, à jamais, joue

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